Massacre de la nature et corruption au vu et au su de tous !
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Selon la presse malgache, la coupe et l’exportation illicites de Bois de rose continuent bel et bien malgré les tentatives tant nationales qu’internationales de stopper le massacre. Midi Madagasikara rapporte que pour la seconde fois, la Haute autorité de la transition a autorisé l’expédition de 79 containers à l’étranger, qui sont transportés par le navire Terra Bona de la compagnie maritime française SEAL. Les bénéfices pour les opérateurs véreux, les ministres, et les membres du cabinet de la présidence de la HAT sont qualifiés d’énormes…
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Les agents du ministère de l’Environnement dénoncent
Le quotidien alerte également que « à part ces quantités de bois précieux autorisées à l’exportation, de nombreux stocks sont encore visibles dans la cour des opérateurs, pour ne citer que ceux travaillant dans la région de SAVA ». Mais l’information la plus alarmante reste certainement la déclaration des agents du ministère de l’environnement « qui ont dénoncé qu’ils ont été écartés dans toute opération de ratissage par le Task Force qui ne regroupe plus que des forces de l’ordre ; et qui ont  confirmé que les coupes illicites et le transport de ces bois précieux continuent ».

Bénéfices énormes pour les ministres et les membres de la présidence de la HAT
Un autre quotidien de la place, La gazette de la Grande Ile, a pu mener une enquête et révèle que « dans cette affaire de bois de rose, un opérateur de la région de SAVA, au nom de Bezokiny Christian Claude fait beaucoup parler de lui. L’homme en question a des contacts et relations avec des businessmen chinois, dans le cadre de l’acheminement des conteneurs de bois de rose à l’extérieur. Et de ce fait, il a tiré des bénéfices énormes qu’il partagerait avec des ministres et membres du cabinet de la présidence de la HAT…Ces derniers jours, notamment vendredi dernier, on sait que M. Bezokiny a été payé à coups des milliards d’Ariary pour son business. Mais l’homme, pour se défendre, dénigre à tort et à raison le Premier ministre Camille Vital, et le ministre des Finances ainsi que l’ex-ministre de l’Environnement ! Ces derniers, dans cette affaire, ne sont pas blancs comme neige »…

Autant d’éléments qui répondent à une question récurrente : « pourquoi cette volonté de torpiller toute tentative de sortie de crise et de faire durer autant que faire se peut la transition ? »… Et face à l’audace du pouvoir de fait malgache de continuer ce massacre du capital naturel malgré la mobilisation internationale autour des espèces protégées, on avance qu’une grande puissance occidentale serait partie prenante dans ce trafic. Affaire à suivre donc !

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