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Madagascar : toute une histoire !
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E – Du Complot de la « Vy Vato Sakelika » sur fond de désir d’indépendance à la Communauté de De Gaulle


Nous sommes en 1905, sur fond de désir d’indépendance, des révoltes éclatèrent… Elles furent brisées ! À Madagascar, ce début du XXe siècle sera surtout marqué par les actions françaises : accession des Malgaches aux droits de citoyens français, la grande île déclarée territoire d’Outre-Mer, la création du Conseil supérieur des colonies… Mais l’idée d’indépendance gagne du terrain. Suivirent alors, la création de partis s’avouant nationalistes, la proposition officielle pour un « Madagascar libre »,… et la rébellion du 29 mars, et la lourde condamnation des « responsables »… Première guerre mondiale oblige, cette époque a aussi vu des soldats malgaches partir pour la Métropole. Suivirent d’autres départs pour la seconde… Et quand elle toucha à sa fin et que le Général De Gaulle, bien connu des Malgaches, retourna au pouvoir… la Communauté qu’il a proposée, regroupant la France, des pays africains et Madagascar fut un pas décisif vers l’indépendance des colonies… Toute une histoire !

1905 : Une révolte brisée dans le Sud-Est.

3 mars 1909 : Décret permettant aux Malgaches d’accéder aux droits de citoyens français.

1910 : Léon Cayla est nommé chef de cabinet du gouverneur général de Madagascar.

9 mars 1913 : Fondation de la V.V.S. (Vy Vato Sakelika).

Juillet 1915 : Premier départ des soldats malgaches pour la Métropole.

1915 : Complot de la V.V.S. (« Vy Vato Sakelika »), à l’École de médecine de Tananarive. Il est durement réprimé. Les prétendus meneurs sont exilés.

1917 : Mort de Ranavalona III à Alger.

1919 : Conférence économique à Antananarivo. Mission de Ralaimongo à Madagascar au titre de la Ligue des Droits de l’homme.

1920 : Le Front populaire accorde la reconnaissance légale aux syndicats. Les idées d’indépendance gagnent du terrain.

1921 : Création du Conseil Supérieur des Colonies.

7 mai 1924 : Officialisation des Délégations Économiques et Financières.

22 novembre 1925 : Création de la Banque Madagascar.

1926 : Réforme des circonscriptions administratives.

3 juin 1926 : Création du S.M.O.T.I.G. (Travaux forcés)

Fin 1926 : Début des travaux de la ligne Fianarantsoa-Manakara.

19 mai 1929 : Manifestation à Antananarivo pour la naturalisation en masse.

Mai 1930 : Mise en résidence fixe de Ralaimongo et de Ravoahangy.

1937 : Application d’une première législation syndicale.

1938 : Élargissement de l’accession des Malgaches aux droits de citoyen français. Plan de mobilisation de la production agricole à Madagascar. Élection de Ravelojaona au Conseil Supérieur des Colonies.

10 octobre 1938 : Retour des cendres de Ranavalona III à Tananarive.

Juin 1940 : Retour de Léon Cayla à Antananarivo en remplacement du gouverneur général de Madagascar Marcel de Coppet.

1940 – 1945 : Les autorités françaises de Madagascar se rallient d’abord à Vichy. Les Anglais débarquent à Diégo-Suarez en 1942 et occupent l’île. Ils la remettent aux gaullistes en 1943. Ceux-ci tentent d’intégrer Madagascar à l’effort de guerre, en pratiquant des réquisitions et en instituant un « Office du Riz », politique vite impopulaire et qui réveille le nationalisme.

5 mai 1942 : Débarquement britannique à Diego-Suarez.

23 septembre 1942 : Occupation d’Antananarivo par les Britanniques.

14 décembre 1942 : Accord du Général Charles De Gaulle avec le Ministre Britannique Anthony Eden à Londres sur l’administration de Madagascar.

30 janvier - 8 février 1944 : Conférence de Brazzaville.

9 novembre 1944 : Décret réformant les collectivités malgaches.

1945 : Création d’un Conseil Représentatif, comprenant autant de membres français que malgaches (ceux-ci sont élus par les notables) et ayant pouvoir de voter le budget. À la fin de l’année, Madagascar désigne quatre députés, dont deux Malgaches, à l’Assemblée constituante française. Ce sont deux nationalistes qui sont élus.

1946 : Création du M. D. R. M. (Mouvement Démocratique pour la Rénovation Malgache), parti politique de tendance nationaliste. Contre lui, les autorités coloniales soutiennent le P.A.D.E.S.M. (« Parti des Déshérités de Madagascar »), réunissant des côtiers et des anciens esclaves, inquiets de voir s’imposer un « pouvoir Merina ». Ce sont trois députés M.D.R.M. qui sont élus pour représenter Madagascar à la nouvelle Assemblée nationale française.

9 avril 1946 : Proposition de loi de Ravoahangy et de Raseta à l’Assemblée constituante pour l’érection de Madagascar en État libre.

30 avril 1946 : Loi créant le F.I.D.E.S (plan décennal).

19 mai 1946 : Retour de De Coppet à Madagascar.

27 octobre 1946 : Madagascar devient territoire d’Outre-mer.

1946 : Un gouvernement fédératif fut instauré ; les représentants du mouvement de rénovation malgache (M.D.R.M), jugeant leurs revendications non satisfaites, suscitèrent des troubles, qui provoquèrent une sévère répression (1947).

29 au 30 mars 1947 : Dans la nuit du 29 au 30 mars, une « rébellion » éclate, en divers points de l’île. Si Diégo-Suarez et les Hauts Plateaux suivent mal le mouvement, celui-ci enflamme toute la côte est. Les désirs nationalistes et la nostalgie de l’indépendance perdue ont sans doute été ranimés par l’action du M.D.R.M., mais les manœuvres provocatrices de certains cercles coloniaux sont probables. La rébellion piétine, mais parvient à durer plusieurs mois dans les régions isolées de la forêt. La répression est rude : on estime qu’elle a causé, directement ou indirectement, plusieurs dizaines de milliers de morts. Tenus pour responsables, les députés malgaches à l’Assemblée française sont condamnés à de très lourdes peines, après un procès inique.

Mars 1948 : Arrivée de De Chevigné en remplacement de De Coppet.

22 juillet 1948 : Grand procès des parlementaires.

7 juin 1950 : Arrêté instituant les C.A.R (Collectivités autochtones rurales), ancêtres des communes rurales et aussi la première innovation en matière paysanne.

Novembre 1953 : Déclaration des Évêques de Madagascar en faveur de l’indépendance.

1954 – 1958 : Plan quadriennal.

1954 : Une amnistie est votée. Après le choc des évènements de 1947, l’évolution politique reprend : il est de plus en plus clair que le statut colonial est condamné à se transformer, voire à disparaître.

23 juin 1856 : Loi-cadre. Elle habilite le gouvernement à statuer par décret dans un domaine réservé en principe à la loi.

Décembre 1956 : Naissance à Majunga du PSD (Parti socialiste démocrate)

Mai 1957 : Philibert Tsiranana Vice-Président du conseil de gouvernement.

13 mai 1958 : Retour du général De Gaulle au pouvoir.

Septembre 1958 : Les Malgaches votent en faveur de la communauté proposée par le Général de Gaulle.

Octobre 1958 : à Antananarivo naissance du parti AKFM (congrès pour l'indépendance de Madagascar)