Déclaration du Président français Nicolas Sarkozy

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QUESTION – Le ministre tchèque des Affaires étrangères a qualifié de coup d’état hier le changement de régime à Madagascar. Que veut faire l’Union et surtout que veut faire la France qui  reste le premier bailleur bilatéral de l’île ?

LE PRESIDENT – Je ne savais pas qu’il avait dit cela, mais je pourrais dire la même chose, ce qui ne vaut pas défense de l’ancien Président. Moi, je suis désolé, il y a beaucoup de choses à dire sur l’ancien Président, énormément, mais j’observe qu’il est renversé sans aucune élection, aucune. Deuxièmement, j’observe que la première décision, c’est la suspension du Parlement, qui n’est quand même pas un signe extrêmement positif. Troisièmement, je mets en garde le nouveau pouvoir sur l’intégrité physique de l’ancien Président, quel que soit ce qu’il a fait. Il doit être jugé s’il y a besoin, mais on ne règle pas les affaires comme cela et je regrette beaucoup l’évolution de Madagascar. J’appelle naturellement à des élections le plus rapidement possible, qui sont la seule façon de sortir de l’imbroglio où il se trouve. Donc si la Présidence tchèque a dit que c’était un coup d’état, je pourrais signer ce qu’elle a dit. Si un coup d’état, c’est prendre le pouvoir hors la procédure normale et constitutionnelle, c’est bien ce qui s’est passé, ce qui ne me fait ni dénoncer le nouveau, ni regretter l’ancien. Simplement, oui c’est cela, c’est un coup d’état.

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