La campagne du « Herim-boantay »

« Herim-boantay » : selon le très sérieux Rakibolana, cette expression désigne ceux qui compensent leur manque de force par un acharnement de courte durée. Cela est en référence au scarabée (voantay), qui manipule des morceaux de bouse d’un volume largement supérieur à sa taille. C’est un peu à cette image que la présente campagne électorale me fait penser. En voyant la liste des candidats, je continue à me poser la question de savoir ce qui motive la plupart d’entre eux. Non seulement, ils ne seront jamais élus, mais de plus, ils n’ont même pas la moindre chance de dépasser le seuil minimum pour prétendre à un score honorable. Les moyens faméliques de certains candidats, qui ne leur permet que de faire campagne dans les environs de leurs lieux de résidence, pour s’adresser aux deux pelés et trois tondus qui sont là plus par curiosité qu’autre chose, ne leur permettent pas d’envisager autre chose qu’une défaite à plate couture, dans un pays où 70% des 7,7 millions d’électeurs recensés se trouvent en zone rurale. Par conséquent, la plupart des candidats qui ont des moyens leur permettant tout au plus de s’aligner à des législatives, voire même à une élection de chef de fokontany, sont allés faire les farfelus de service en voulant jouer dans la cour des grands moyens. Étant souligné cependant que l’équation grands moyens = grand homme est loin d’être une vérité. Lire la suite sur Madagascar-Tribune.com