LES DESSOUS DES TRACASSERIES DE BLOCAGE

A propos des décisions inopportunes d’une certaine communauté internationale qui, selon Ablassé Ouedraogo a fini « par prendre partie », beaucoup  de choses restent à éclaircir en ce qui concerne ces sanctions ciblées qui font couler tant d’encre et de salive. S’il est vrai que la Cour Electorale Spéciale, cette branche-gadget de la Haute Cour Constitutionnelle porte une lourde part de responsabilité dans ce que Joachim Chissano considère comme une « impasse », il y a aussi lieu de revoir des passages vicieux et viciés de la Feuille de Route et autres documents conçus  à la va-vite…

Les textes de création et d’application sur les institutions de la transition destinés à gérer des situations  politico-administratives en toute logique ingérables semblent échapper à la mémoire de ces décideurs locaux et étrangers qui n’arrêtent pas de râler sur des « casus belli » inévitables. Comment peut-on imaginer qu’un jour, la médiation internationale et les responsables intéressés du régime en place se cassent les dents aujourd’hui parce d’abord, Andry Nirina Rajoelina a tenu à berner la troupe TGV et ses alliés de la première heure avec Edgar Razafindravaha comme homme de paille, avant de présenter des dossiers de candidature hors délai ? Comme si cela ne suffisait pas, ne voilà-t-il pas que le candidat Andry Rajoelina se permet de narguer toute la communauté internationale sous prétexte que celle-ci ne s’en prenne qu’à elle-même…Et pour cause, c’est en vertu des pouvoirs qui lui ont été conférés de fait…depuis 2009, qu’il se moque de ce beau monde, qui ne trouve rien de mieux que jeter leur dévolu sur un candidat Didier Ratsiraka à qui on avait tout fait pour qu’il ne puisse pas revenir dans son propre pays. Pour y croire, il suffit de se souvenir d’une lettre morte datée du 29 novembre 2010, de cette note verbale émanant d’un département dirigé par l’actuel candidat Pierrot Rajaonarivelo en Novembre 2011 et de ce notam qui, par deux fois ne visait qu’une chose : la prolongation de l’exil d’un homme d’Etat gênant. Qu’on ne s’étonne pas aujourd’hui, lorsqu’à cause des maladresses et de la naïveté de quelques médiateurs qui ignorent tout des réalités malgaches, cette île s’englue dans un contexte dont Madagascar aurait pu se passer. Vivement le secours humanitaire des 4 Chef d’Eglises.

Amen !

Mac Bolan